EURASISME : UNE ARME DE GUERRE CONTRE LE MONDIALISME
Comme prévu, la « Troisième Voie » n’a jamais existé dans le réel. La révolution populaire de Maïdan, qui partait d’une contestation légitime (dégager le mafieux Ianoukovitch) a été subvertie très rapidement par toute la clique orangiste (pro-UE) qui s’y préparait depuis longtemps. Tous les chapitres de cette pièce bien connue se sont déroulés comme au théâtre : les drapeaux européens, la romance des barricades, les snipers, Bernard-Henri-Lévy, les méchants « titushkis » (en Syrie, c’étaient « les shabihas ») et finalement la fuite du président déchu et le gouvernement de transition composé de ronds-de-cuirs occidentalisés et présélectionnés. Iatseniouk prônant « l’Open Society » (société ouverte) chère à l’activiste orangiste et milliardaire américain George Soros. La formation d’une « garde nationale » et ses uniformes américains, comme en Libye. La stigmatisation des éléments réellement révolutionnaires du Maïdan (« les extrémistes ») et la « nuit des longs couteaux » (assassinat de Shashko Biliy par la police du nouveau régime). Focalisation de la colère vers la « menace russe » extérieure. L’appel de solidarité aux nationalistes d’Europe, pour rejouer encore une fois le Front de l’Est, la Croatie ou la Géorgie face aux « russo-bolcheviks ». La formation d’une brigade de volontaires internationaux (par Gaston Besson, vétéran de Croatie et de Birmanie). Tout s’est passé comme nous l’avions prévu, au détail près.