OPÉRATION MILITAIRE SPÉCIALE: LA BATAILLE POUR "LA FIN DE L'HISTOIRE"!

L'OMS est inextricablement liée à un concept tel que celui de "la fin de l'histoire" et ce n'est pas seulement parce que Francis Fukuyama, qui a écrit le célèbre ouvrage intitulé "La fin de l'histoire", a, dès le premier jour de l'OMS, activement participé à la lutte idéologique contre la Russie du côté des nazistes ukrainiens et a même personnellement rejoint l'organisation terroriste Bellingcat, qui a tenté de détourner un avion militaire en Russie. Bien que ce fait en lui-même soit assez expressif, il est par ailleurs évident que la Russie s'oppose directement au mondialisme, ce "totalitarisme libéral", que le président Poutine a ouvertement déclaré tel, et il s'agit bien d'une idéologie, et "la fin de l'histoire" joue un rôle fondamental dans sa structure.

LA SOUVERAINETÉ INTÉGRALE

Après l'effondrement de l'URSS, nous avons traversé deux phases :
    - Dans les années 1990, nous avons tenté désespérément de nous intégrer au monde occidental, quelles que soient les conditions, mais nous n'y sommes pas parvenus et un système de contrôle extérieur a été établi dans le pays ;
    - Après l'arrivée au pouvoir de Poutine, nous avons également essayé de nous intégrer au monde occidental, mais à la condition que la Russie conserve sa souveraineté ; nous n'avons jamais réussi, mais nous avons réussi à renforcer notre souveraineté.

La Cour Suprême des États-Unis contre l'idéologie du progrès

Le fait est que la seule branche du gouvernement américain qui ne s'est pas encore discréditée était jusqu'à récemment les tribunaux. Leur autorité était considérée comme incontestable par toutes les forces politiques. On pense que la corruption et le lobbying idéologique au sein du pouvoir judiciaire n'ont pas réussi à prendre le contrôle total. Et maintenant, les juges nommés sous Trump ont agi. Tout ceci nécessite de notre part une réflexion très sérieuse.

Code russe

En s'engageant dans une confrontation directe avec l'Occident pendant l'Opération militaire spéciale, même si l'Occident lui-même n'y participe que par le biais de sa structure ukrainienne donc par procuration, structure qui ne peut pas être appelée un "pays", la Russie est, par voie de conséquence, obligée de défendre sa souveraineté à tous les niveaux. 

LE REJET DU PROCESSUS DE BOLOGNE ET LES CONVULSIONS IDÉOLOGIQUES DE L'ÉLITE

Parlons du rejet du processus de Bologne [NDLR : Il s'agit du processus de réforme du système d'enseignement supérieur au niveau international, qui a débuté en 1999 à l'Université de Bologne, dont il tire son nom. Cet accord a permis la mise en place d'un système presque unifié de reconnaissance et d'équivalence des qualifications académiques. De nombreux États européens adhèrent au processus, mais depuis trois ans, on assiste à un abandon progressif de la convention]. Le point central est une question de principe. L'introduction du système de Bologne faisait partie d'un projet global : la pleine intégration de la Russie dans le monde global, ce qui signifie l'adoption sans restrictions de toutes les normes et règles de l'Occident. Il ne s'agissait pas seulement d'éducation, mais de la principale stratégie du gouvernement russe depuis 1991. L'adaptation de tous les niveaux de vie - éducation, économie, culture, science, politique, technologie, mode, art, éducation, sports, médias - aux normes de l'Occident moderne était le principal objectif de toutes les réformes. Cela s'appliquait à tout et constituait l'objectif principal des autorités, tant sous Eltsine que sous Poutine. La mise en œuvre du système de Bologne est un élément mineur de cette stratégie globale.

La philosophie gagnante

Des réformes internes significatives devraient logiquement commencer en Russie. C'est ce qu'exige l'OMS, qui, à l'extrême, a aggravé les contradictions avec l'Occident - avec toute la civilisation occidentale moderne. Aujourd'hui, tout le monde peut voir qu'il n'est plus sûr d'utiliser simplement les normes, les méthodes, les concepts, les produits de cette civilisation. L'Occident répand son idéologie en même temps que ses technologies, imprégnant toutes les sphères de la vie. Si nous nous reconnaissons comme faisant partie de la civilisation occidentale, nous devrions accepter volontairement cette colonisation totale et même en profiter (comme dans les années 1990), mais dans le cas de la confrontation actuelle - qui est fatale ! - cette attitude est inacceptable. De nombreux occidentaux et libéraux en ont pris pleinement conscience et ont quitté la Russie au moment même où la rupture avec la civilisation occidentale était devenue irréversible; et la situation est bel et bien devenue irréversible le 24 février 2022, et même deux jours plus tôt - au moment de la reconnaissance de l'indépendance de la RPD et de la RPL - le 22 février 2022.

De la création d'une technocratie souveraine

Je pense que l'un des graves problèmes que nous rencontrons actuellement est que nous continuons à nous accrocher à de vieilles attitudes et à de vieux schémas de pensée à un moment où les conditions objectives ont changé, notamment parce que nous continuons à croire, ici en Russie, que le gouvernement russe est divisé en deux camps: l'un composé de libéraux au sein du système (6e colonne) et l'autre composé de patriotes.

La fin inachevée de l'histoire et la guerre de la Russie contre l'ordre mondial libéral

Du point de vue idéologique, le monde vit encore dans l'ombre de la controverse des années 1990 entre Francis Fukuyama et Samuel Huntington. Quelles que soient les critiques que l'on puisse formuler à l'encontre des thèses des deux auteurs, leur importance n'en est nullement diminuée, car le dilemme subsiste toujours et, en fait, constitue toujours le contenu principal de la politique et de l'idéologie mondiales.

L'ethnosociologie de l'Ukraine dans le contexte de l'opération militaire

Une compréhension approfondie de l'opération militaire spéciale en Ukraine nécessite une explication préalable : à quoi avons-nous affaire, au sens large du terme ? Les notions de "nation", de "nationalité", de "peuple", d'"ethnos" sont totalement confondues, d'où celles de "Russes", "Ukrainiens", "Petits Russes", etc. Nous devrions d'abord dresser une carte ethno-sociologique et répartir les concepts avec lesquels nous opérons dans l'analyse de ce conflit.
Principales catégories ethno-sociologiques

Opération militaire en Ukraine : Analyse géopolitique

La place de l'Ukraine dans la confrontation géopolitique entre la Terre et la Mer a déjà fait l'objet de nombreux écrits et de descriptions détaillées. Il est d'ailleurs symbolique que le fondateur de la géopolitique, Halford J. Mackinder, ait été le haut commissaire de l'Entente pour l'Ukraine pendant la guerre civile en Russie. Et à cette époque-là, dans le gouvernement blanc de Wrangel, le fondateur de l'eurasisme, le géographe Piotr Savitsky, qui fut le premier, dans le journalisme de langue russe, à mentionner lui-même le terme "géopolitique" et à exposer les points principaux de cette méthodologie, travaillait comme assistant du ministre des Affaires étrangères Peter Struve.

Guerre d’Ukraine : la victoire idéologique des néo-eurasianistes

La Russie a choisi de mener une guerre fratricide et insensée pour stopper net l’extension de l’OTAN. Cette nouvelle phase dans le conflit ukrainien consacre avant tout l’échec des tentatives russes pour négocier une nouvelle architecture de sécurité avec les États-Unis. On peut penser que les Russes ont surestimé la faiblesse des Américains et leur volonté de trouver un compromis avec eux pour accélérer leur pivot vers l’Asie. Les partisans de l’Amérique pourront certes claironner qu’ils avaient vu juste et que la Russie est bien engagée dans une politique de renaissance impériale.

Alexandre Douguine sur le Choc Planétaire en cours: Du très Très Lourd!

« Ce n’est pas une guerre contre l’Ukraine. C’est une confrontation contre le globalisme en tant que phénomène planétaire intégral.
C’est une confrontation à tous les niveaux – géopolitique et idéologique.
La Russie rejette tout dans le mondialisme : l’uni-polarisme, l’atlantisme, d’une part, et le libéralisme, l’anti-tradition, la technocratie, en un mot, le Great Reset, d’autre part.

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